Ce que la couleur change (et ce qu'elle ne change pas)

Soyons clairs d'entrée : pour lire un roman, la couleur ne sert strictement à rien. Le texte noir sur fond blanc (ou sépia), c'est identique à n'importe quelle Kindle. Là où la Colorsoft prend tout son sens, c'est sur les BD, les mangas, les magazines et les livres illustrés pour enfants. Les couvertures s'affichent enfin comme elles sont censées l'être. Si ta bibliothèque numérique tourne à 90% autour de ce type de contenu, c'est un achat qui se justifie vraiment.

L'éclairage chaud réglable : le détail qui fait la différence le soir

L'autre argument solide, c'est l'éclairage chaud. Régler la teinte vers le jaune en soirée, ça réduit la fatigue oculaire de façon perceptible. C'est disponible sur d'autres Kindle récentes aussi, mais ici c'est couplé à l'écran couleur, ce qui donne une vraie cohérence à l'ensemble.

Le vrai point faible du segment : la lenteur à l'affichage

Les liseuses à encre électronique couleur (E Ink Kaleido), c'est un compromis. Le taux de rafraîchissement est plus lent que sur une tablette, et les couleurs sont moins saturées qu'un écran LCD ou OLED. Personne ne t'en parle dans les fiches produit, mais si tu attends des couleurs aussi vives qu'une Fire HD, tu vas être déçu.

Est-ce qu'on amortit les 200 € ?

Une Kindle dure facilement 5 à 7 ans. Rapporté à ça, les 200 € font 30-40 € par an, ce qui reste raisonnable si tu lis souvent en format illustré. Par contre, si tu lis uniquement des romans, la Paperwhite à 140 € fait exactement le même boulot. La Colorsoft, c'est un achat de spécialiste, pas un achat universel. Perso, je la conseillerais aux parents avec des enfants qui lisent des BD numériques, ou aux amateurs de comics. Pas au lecteur de polar du dimanche.